Qi Gong et Tai ji quan

Qì gōng et tài jí quán (太 極 拳)

N’étant pas spécialistes de tài jí quán, nous indiquons quelques définitions venues d’autres horizons. Nous avons choisi Georges Charles, un des plus anciens pratiquants français des « arts classiques du tao » (www.tao-yin.fr) ; le Docteur JIAN Liujun (Professeur des hôpitaux et cardiologue, fondateur du Quimétao http://quimetao.fr/ ) ; Cyrille J.-D. JAVARY (sinologue, spécialiste du yì jīng  http://www.djohi.org/).

P1220470Selon le Dr JIAN, le tài jí quán est un art martial interne car il « recherche le calme dans le mouvement » (…) il cherche à expliquer le Dao par le langage corporel….une précision subtile des gestes est requise, car la référence au combat est omniprésente. (…) Les personnes qui présentent des problèmes de mémoire et/ou à mobilité réduite ne porteront pas leur choix initial sur cette discipline. Le tài jí quán est, au début, physiquement plus difficile que le Qì gōng.

Georges CHARLES précise avec justesse que le tài jí quán , signifie littéralement « Poing du Grand Faîte. » Le « poing » est une référence aux « arts du poing » donc à une application possible en combat.

Le « Grand Faîte » est un terme très classique utilisé pour désigner le « Dao en mouvement ». Ces termes semblent dont très paradoxaux puisque le tài jí quán est à la fois un « art martial » et une pratique de réalisation liée à la philosophie, ou à la pensée, chinoise. Il ne s’agit donc pas d’une simple gymnastique lente mais d’un moyen de réalisation au travers de l’utilisation rationnelle de l’énergie. (…) Le tài jí quán est un « mouvement de vie » qui puise ses racines dans la sagesse de la Chine ancienne et plus particulièrement dans les pratiques énergétiques liées à la tradition du Dao.

Chaque posture, chaque mouvement a son utilité énergétique mais également une application possible avec un « partenaire ». A haut niveau il s’agit d’un art de combat très évolué.

On distingue plusieurs styles de tài jí quán (dits « de la famille… ») : tài jí quántjqram_livregortais

  •   de style Yang ;
  •   de style Chen ;
  •   de style Wu ;
  •   de style Hao ;
  •   de style Lee…
  •   (etc. ?).

Enfin, Cyrille J.-D. JAVARY précise que le tài jí quán est constitué d’une suite de mouvements lents et fluides destinés à favoriser et à réguler la circulation du souffle vital à l’intérieur du corps. (…) la main parfois enroulée, parfois étendue, évoque la grande loi dont il s’inspire : tout se qui s’étire (yáng) finit par revenir, tout ce qui se contracte (yīn) finit par s’expanser, (on devrait) l’appeler : l’art du grand retournement.

Le tài jí quán vise à faire circuler le plus fluidement possible le qì (氣), le souffle-énergie, le qì gōng cherche au contraire à le renforcer et à le concentrer pour le mettre à l’œuvre (sens de 功 gōng) de manière à le faire agir sur les organes et les méridiens, d’où ses importantes vertus thérapeutiques.

NB : Nous signalons, également, que l’on peut pratiquer le tài jí quán, style Yang, notamment avec l’association grenobloise http://www.taichigrenoble.com